Tempel 1: l'exploit de la NASA !!!

Publié le par Dorian_G

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a comète percutée avec succès par le projectile de la sonde Deep Impact a commencé à livrer ses secrets, ont indiqué, lundi 4 juillet, les scientifiques de la NASA. J'ai pu voir sur le site de la NASA, les deux premières conférences de presse des héros du jour. Ils semblaient épuisés mais totalement aux anges !

Il fallait voir ce gros ourson de A'Hearn répondant de manière presque embarrassée (genre : mais laissez nous savourer ça en paix, que diable !!) aux questions plus ou moins pertinentes de la presse scientifique et généraliste anglophone (US, UK et Australie...) ...Ou est la presse scientifique francophone ?

 Je retiens surtout une question d'un journaliste australien : Quel est le message que les Etats Unis veulent adresser au monde en envoyant une sonde chatouiller une comête le 04 juillet, jour de la fête nationale. La réponse vint, embarrassée mais ne pouvant être autre : ce n'est pas une démonstration de puissance particulière, il ne faut voir que les faits scientifiques ! (Bien sûr)

Malgré tout mille bravos à la NASA pour cette magnifique réussite qui j'espère va intéresser les petits (et leurs parents) à l'espace !!

Hit Me with Your Best Shot

Douze heures après la chute du projectile sur Tempel 1, la NASA a annoncé que le choc avait provoqué deux éclairs successifs à la surface de l'astre. Cela pourrait montrer, selon eux, que l'engin a percuté deux matières différentes composant la comète, en surface et en profondeur.

So Close You Can Almost Touch It

 

L'agence a livré, lundi, de nouvelles séquences de photos de cette première scientifique, prises à quelques millisecondes d'intervalle, qui permettent de distinguer clairement deux éclairs provoqués par la chute de l'engin à 37 000 km/h, et la diffusion de matière de la comète dans l'espace. La composition de cette matière reste encore l'objet d'interrogations, même si, selon le responsable adjoint de la partie scientifique de la mission, Pete Shultz, il pourrait s'agir de poussière produite par de la poussière de surface, puis de vapeur produite par la glace contenue dans le sous-sol de l'astre.

 

Moment of Impact

 

"Ce que vous voyez est réellement surprenant. D'abord, il y a un petit flash, puis, quelques instants plus tard, un gros flash et une explosion. Nous pourrions avoir détecté une réponse structurelle de la comète à l'impact, même si ce ne sont que des informations préliminaires", a-t-il dit lors d'une conférence de presse au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, près de Los Angeles (Californie).

 

Blinded by the Jets

L'une des photos montre "une boule extrêmement incandescente, qui est lumineuse par elle-même", sans prendre en compte la lumière du Soleil diffusée par le panache, a indiqué M. Shultz. "C'est très similaire aux expériences que nous avons menées" par ordinateur, a-t-il ajouté.

"BOURRÉE DE DONNÉES"

La partie de la sonde restée à distance de Tempel 1 et qui a pris les photos de la chute à 500 km de là est, pour sa part, en parfait état de fonctionnement, et "bourrée de données que nous sommes en train de télécharger", a indiqué Rick Grammier, chef du projet.

 

Lors de cette conférence de presse, les spécialistes de la NASA ont également montré comment la trajectoire du projectile avait été corrigée à trois reprises dans les quatre-vingt-dix dernières minutes de sa course vertigineuse vers l'astre, afin de se placer exactement à l'endroit voulu.

 

Old Deep Impact Trajectory

 

Après un voyage de 431 millions de kilomètres depuis la Terre, le projectile lancé par la sonde Deep Impact a frappé de plein fouet Tempel 1 lundi à 5 h 52 GMT (7 h 52 à Paris). C'était la première fois qu'un engin spatial touchait la surface d'une comète.

Agrégats présumés de glace, de poussières et de métaux, les comètes intéressent particulièrement les astrophysiciens parce qu'elles sont les débris laissés après la formation du Soleil et des planètes il y a quelque 4,5 milliards d'années.

Jusqu'à présent, les missions d'étude des comètes avaient seulement consisté à les photographier de près et à saisir des particules laissées dans leur sillage.

Deep Impact avait été lancée de Cap Canaveral (Floride) le 12 janvier, et le coût de la mission a été évalué à environ 330 millions de dollars (276 millions d'euros).

 

Pour compléter voilà en anglais les premières impressions des ingénieurs de la NASA sur la mission DEEP IMPACT :

 

 

 

NASA'S DEEP IMPACT GENERATES ITS OWN SPECTACULAR PHOTO FLASH

The hyper-speed demise of NASA's Deep Impact probe generated an immense flash of light, which provided an excellent light source for the two cameras on the Deep Impact mothership. Deep Impact scientists theorize the 820-pound impactor vaporized deep below the comet's surface when the two collided at 1:52 am July 4, at a speed of about 10 kilometers per second (6.3 miles per second or 23,000 miles per hour).

"You can not help but get a big flash when objects meet at 23,000 miles per hour," said Deep Impact co-investigator Dr. Pete Schultz of Brown University, Providence, R.I. "The heat produced by impact was at least several thousand degrees Kelvin and at that extreme temperature just about any material begins to glow. Essentially, we generated our own incandescent photo flash for less than a second."

The flash created by the impact was just one of the visual surprises that confronted the Deep Impact team. Preliminary assessment of the images and data downlinked from the flyby spacecraft have provided an amazing glimpse into the life of a comet.

"They say a picture can speak a thousand words," said Deep Impact Project Manager Rick Grammier of NASA's Jet Propulsion Laboratory, Pasadena, Calif. "But when you take a look at some of the ones we captured in the early morning hours of July 4, 2005 I think you can write a whole encyclopedia."

At a news conference held later on July 4, Deep Impact team members displayed a movie depicting the final moments of the impactor's life. The final image from the impactor was transmitted from the short-lived probe three seconds before it met its fiery end.

"The final image was taken from a distance of about 30 kilometers (18.6 miles) from the comet's surface," said Deep Impact Principal Investigator Dr. Michael A'Hearn of the University of Maryland, College Park. "From that close distance we can resolve features on the surface that are less than 4 meters (about 13 feet) across. When I signed on for this mission I wanted to get a close-up look at a comet, but this is ridiculous? in a great way."

The Deep Impact scientists are not the only ones taking a close look at their collected data. The mission's flight controller team is analyzing the impactor's final hours of flight. When the real-time telemetry came in after the impactor's first rocket firing, it showed the impactor moving away from the comet's path.

"It is fair to say we were monitoring the flight path of the impactor pretty closely," said Deep Impact navigator Shyam Bhaskaran of JPL. "Due to the flight software program, this initial maneuver moved us seven kilometers off course. This was not unexpected but at the same time not something we hoped to see. But then the second and third maneuvers put us right where we wanted to be."

The Deep Impact mission was implemented to provide a glimpse beneath the surface of a comet, where material from the solar system's formation remains relatively unchanged. Mission scientists hoped the project would answer basic questions about how the solar system formed, by providing an in-depth picture of the nature and composition of the frozen celestial travelers known as comets.

The University of Maryland is responsible for overall Deep Impact mission science, and project management is handled by JPL. The spacecraft was built for NASA by Ball Aerospace & Technologies Corporation, Boulder, Colo.

Merci au Monde et à la NASA pour les sources

Pour les dernières images allez à http://www.nasa.gov/deepimpact

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Publié dans Planétologie

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