Sirius : mythes et légendes...

Publié le par Dorian_G

       Sirius, l'étoile la plus brillante de notre ciel a joué un rôle majeur dans nos mythologies.
En Egypte, le hiéroglyphe correspondant à Sirius -le Chien- apparait sur plusieurs monuments et temples datant d'avant 3000 avant JC.
L'ascension de Sirius dans le ciel égyptien juste avant le lever du Soleil lors du solstice d'été annonçait le début de la saison chaude et par là-même, les crues du Nil apportant l'eau si nécessaire aux cultures.
Le temple d'Isis-Hathor situé à Denderah et de nombreux autres temples sont orientés selon le lever de Sirius.

  

Denderah

Le zodiaque de Denderah


Dans la Grêce antique et à Rome, Sirius était réputée plutôt pour sa mauvaise influence. On la rendait responsable de sécheresse, de maladies multiples. On la disait également capable d'induire la folie chez le chien (encore lui !)
 Nous parlons encore aujourd'hui de canicule (canis : le chien) ou dog days en anglais en référence à Sirius.
La luminosité exceptionnelle de Sirius a conduit le philosophe et cosmologiste Emmanuel Kant à émettre l'idée que cette étoile était le centre de notre galaxie (idée séduisante mais absolument fausse !)
Sirius nous apparait extrêmement brillante car elle est d'abord très proche de la Terre (à peine 8,7 années-lumière) et second point, elle est plus lumineuse qu'une étoile moyenne.
Dans les années 1830, l'astronome et mathématicien Frederick Bessel a remarqué le trajet irrégulier de Sirius, indice d'un éventuel compagnon. L'orbite théorique de ce compagnon a même été calculée mais sa recherche à l'époque s'est soldée par un échec.
C'est en 1862 qu'Alvan Clark, un fabriquant renommé de télescope a voulu tester sa dernière création, un télescope de 18,5 pouces de diamètre à l'observatoire de la Northwestern University.
I l décida de pointer Sirius et découvrit rapidement le fameux compagnon de l'étoile !
Cette nouvelle étoile a été appelée Sirius B ou "le chiot".

Sirius A et B
Les études qui découlèrent de cette découverte furent stupéfiantes : avec un diamètre d'à peine 1% de celui du Soleil, cette étoile compagnon était aussi chaude que ce dernier !

Le fait qu' un astre aussi dense et chaud que Sirius B puisse exister était à l'époque un mystère. Finalement  dans les années 1920, R.H. Fowler de l'Université de Cambridge, en utilisant les dernières théories de mécanique quantique, proposa ceci : ces étoiles (naines blanches) sont le résultats d'affaissement d'étoiles comme le Soleil. A un moment donné de l'affaissement (sous l'effet de la gravité), les forces de répulsion entre électrons freinent le processus et un équilibre s'instaure entre gravité et la résistance exercée par les électrons.Quelques années plus tard, le génial Chandrasekhar (voir les articles sur CHANDRA) travailla en détail sur cette théorie. Il démontra que si une étoile dépasse la masse de 1,4 fois le Soleil (appelée limite de Chandrasekhar), le résultat de l'affaissement sera non plus une naine blanche mais une étoile à neutrons (ou Pulsar).

(NB : et si cette masse dépasse 3 fois celle du Soleil un Trou Noir se formera.)

Malgré une grande controverse à l'époque, cette théorie est toujours en vigueur actuellement.

 Source : le site de CHANDRA

Traduction : Dorian

 

 

 

 

 

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Publié dans Astrophysique

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